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Relief et Hydrographie de l'Afrique

RELIEF ET HYDROGRAPHIE DE L’AFRIQUE

 

L’Afrique a un relief accidenté, en dômes et cuvettes. Dans ce dispositif, les montagnes exercent une influence décisive sur l'hydrographie.

 

1. Cadre définitionnel

Affluent : c’est un cours d'eau qui se jette dans un autre plus important.

Altitude : c’est l’élévation verticale d’un point au dessus du niveau de la mer.

Azonal : c’est un phénomène azonal varie sans relation avec sa position en latitude. Un climat azonal s’étend sur plusieurs zones. Le climat aride est azonal car il s’étend sur des régions à des latitudes diverses.

Bassin fluvial : c’est la région parcourue par les eaux d'un fleuve et ses affluents.

Cuvette : c’est une dépression de terre fermée de tous côtés.

Débit : c’est le volume d'eau évacué par un cours d'eau en un point donné en une seconde.

Delta : c’est l’embouchure fluviale où s’accumule les alluvions d’où une avancée de la terre sur la mer. La plupart des deltas comprennent plusieurs bras de fleuves se subdivisant en plusieurs cours.

Désert : c’est un espace inhabité par l’homme (-200 mm précipitations annuelles). Par extension, les espaces arides.

Détroit : c’est un passage de mer entre deux terres. Ex : détroit de Gibraltar entre l’Espagne et le Maroc.

Embouchure : c’est l’ouverture par laquelle un cours d'eau se jette dans une mer ou un lac.

Estuaire : c’est la partie terminale d’un fleuve dans laquelle se fait sentir la marée.

Fleuve : c’est une grande rivière, remarquable par le nombre de ses affluents, l'importance de son débit, la longueur de son cours.

Lac : c’est une grande étendue d'eau entourée de terres.

Mont : c’est un relief isolé ou sommet d’un massif montagneux.

Montagne : c’est un relief élevé (élévation de terre) dont les sommets et les bordures ont une forte ou assez forte pente.

Oued : c’est rivière des régions sèches qui gonflent dès que survient un orage et disparaît très vite à cause de la forte évaporation et de l'infiltration.

Plaine : c’est un relief continental plat et/ou peu élevé.

Plateau : c’est un relief élevé (élévation de terre) dont le sommet est plat ou peu accidenté.

Régime d'un cours d'eau : c’est l’ensemble des variations d'un cours d'eau au cours d'une année.

Régions aréiques : ce sont les régions sans écoulement régulier des eaux.

Régions endoréiques : ce sont les régions dont les eaux courantes n'atteignent pas la mer, se perdant à l'intérieur des terres.

Régions exoréiques : ces sont les régions dont les eaux courantes rejoignent la mer.

Relief : c’est la forme, l’aspect de la surface de la terre, avec ses inégalités, ses creux et ses bosses.

Réseau hydrographique : c’est l’ensemble constitué par un fleuve et l'ensemble de ses affluents.

 

2. Les caractéristiques du relief de l'Afrique

 Quels sont les principaux types de relief rencontrés en Afrique ?

A l’observation de la carte orographique (du relief) de l'Afrique, il ressort que ce continent est marqué par trois principales formes, à savoir :

les plateaux : Ce sont de vastes surfaces plus ou moins plates qui s'inclinent lentement vers le centre du continent pour former des grandes cuvettes (cuvettes du Niger, du Tchad, du Congo, du Kalahari, du haut Nil). Sur les côtes du continent, la surface des plateaux se relève au contraire; elle mène à des montagnes comme celles du Drakensberg.

les montagnes : Les montagnes sont surtout localisées dans le Nord (Maghreb) et l'Est de l'Afrique. Dans le Maghreb, les montagnes forment de longues chaînes (Rif, Atlas tellien, Haut Atlas, et Atlas saharien). Dans le reste de l'Afrique, les montagnes sont rassemblées en massifs. Les principales sont à l'Est du continent.

la plaine côtière : elle a généralement deux aspects : soit celui de cuvettes remblayées par des dépôts fluviatiles (déposés par les eaux des fleuves), soit celui de larges surfaces aplanies. La plaine côtière, souvent marécageuse, rend difficile l'accès au continent.

 Altitude et localisation des principaux sommets africains

 En Afrique de l’Est :

Kilimandjaro, près de 5863 m d’altitude, localisé au Kenya ;

Mont Kenya, près de 5194 m d’altitude, localisé au Kenya ;

Ruwenzori, près de 5119 m d’altitude, localisé au Rwanda ;

 Dans le reste de l’Afrique :

Mont Djebel Toubkal, près de 4165 m d’altitude, localisé au Maroc ;

Mont Cameroun, près de 4071 m, localisé au Cameroun ;

Drakensberg, près de 3657 m d’altitude, localisé en Afrique du Sud ;

Tibesti, près de 3415 m d’altitude, localisé dans l'extrême nord du Tchad

Ahhagar, près de 3000 m d’altitude, localisé dans l'extrême sud de l'Algérie

Darfour, près de 3024 m d’altitude, localisé au Soudan

 

4. Les caractéristiques du réseau hydrographique africain

  Quels sont les principaux fleuves et lacs rencontrés en Afrique ?

L’exploitation de la carte hydrographique de l’Afrique met en relief cinq (05) grands fleuves et quatre (04) lacs. Il s’agit notamment de :

- Les fleuves : Nil, Congo, Niger, Zambèze, Orange et Sénégal.

- Les lacs : Lac Victoria (près de 68 100 km2) ; Lac Tanganyika (près de 31 900 km2) ; Lac Malawi (30 800 km2) et Lac Tchad (environ 14 000 km2).

 Quel est le cours des principaux fleuves africains ?

• Le Nil (6700 km) : le Nil nait dans les montagnes d'Afrique centrale, près de l'équateur, puis coulent vers l'est dans le lac Victoria, et vers le nord dans le lac Édouard et le lac Albert. Après avoir reçu l'affluence du Bahr el-Ghazal sur sa rive occidentale et le Sobat, le Nil Bleu et l'Atbara des plateaux d'Éthiopie, il creuse sa vallée fertile à travers le désert avant de se jeter dans la Méditerranée en formant un immense delta.

• Le Congo (4700 km) : le Congo nait en Afrique orientale, près des lacs Tanganyika, Malawi et Bangwelu. De ce dernier sort le Congo, qui effectue un virage vers le nord à travers le lac Mweru puis descend vers le bassin de l'Afrique équatoriale, qu'il traverse en une large courbe. Après avoir reçu les eaux de nombreux affluents, il s'incurve vers le sud-ouest avant de se jeter dans l'Atlantique.

• Le Niger (4200 km) : Le Niger, troisième plus long fleuve africain, prend sa source à la frontière de la Sierra Leone et de la Guinée, soit proche de l'extrême ouest de l'Afrique continentale et coule vers le nord-ouest, à rebours du Congo. Sa trajectoire s'incurve fortement au Mali entre Tombouctou et Gao, puis il coule vers le sud-est avant finalement se jeter dans le golfe de Guinée donnant sur l'Atlantique.

• Le Zambèze (2700 km) : le Zambèze prend sa source sur les plateaux du Katanga (près de la frontière entre la RDC et la Zambie), il fait une courte incursion en Angola avant de revenir en Zambie, qu'il traverse du nord au sud, puis se dirige vers l'est. Au sud-ouest, le système fluvial du Zambèze interfère avec celui de l'Okavango duquel il reçoit de temps en temps de l'eau, le reste se perdant dans un delta salin au cœur du désert.

• L’Orange (1850 km) : il prend sa source au Lesotho et coule en Afrique du Sud. Séparant l'Etat libre d'Orange de la province du cap en traversant d'Est en Ouest des zones arides, son cours est coupé de chutes.

• Le Sénégal (1750 km) : il naît dans le Fouta Djalon guinéen et se dirige d'abord vers le nord-ouest avant de décrire une boucle de 500 km de longueur s'achevant dans le delta.

 Quel est le débit des principaux fleuves africains ?

• Le Nil (6700 km) : il a un régime caractérisé par de hautes eaux d'été, qui commencent en mai, renforcées par les apports de ses affluents tropicaux, le Nil bleu et l'Atbara à partir de juin. La décrue commence en octobre, le débit passant de 8000 m3/s (en septembre) à 500 m3/s en juin.

• Le Congo (4700 km) : le Congo, à son embouchure, a un débit de 80000 m3/s (le plus puissant des fleuves africains). Son régime est à la fois abondant et régulier, en raison d'une alimentation énorme et permanente : il reçoit de nombreux affluents alimentés par les pluies équatoriales.

• Le Niger (4200 km) : Il a un régime tropical, avec de hautes eaux d'été. Le cours inférieur pénètre dans une région de forte pluviosité et les crues se prolongent jusqu'en mai, si bien que le Niger a des eaux abondantes toute l'année, le débit moyen atteignant 7000 m3/s (30000 m3/s lors de la crue).

• Le Zambèze (2700 km) : il a un régime tropical avec de hautes eaux de novembre à mars sur le cours supérieur (près de 4000 m3/s), de février à juin sur le cours moyen (près de 3000 m3/s).

• L’Orange (1850 km) : il a un régime tropical avec des hautes eaux en saison de pluies (près de 3500 m3/s).

• Le Sénégal (1750 km) : placé sous la dépendance des pluies tropicales tombant sur le Fouta-Djalon, son régime est simple, de type tropical, avec des hautes eaux de juin à septembre (près de 4000 m3/s). Durant l'étiage, le débit est parfois indigent, 2 à 3 m3/s, entre avril et juin.

A chaque grande région climatique correspond un type de fleuve :

- Dans la région équatoriale, les fleuves (Congo, Ogooué, Oubangui, etc.) ont un débit soutenu (hautes eaux) toute l'année.

- Dans la région tropicale, les fleuves (Niger, Sénégal…) ont leurs hautes eaux (un débit soutenu) en été.

- Dans la région méditerranéenne, les fleuves (Sebou…) ont au contraire leurs hautes eaux en hiver.

- Dans la région sèche, les fleuves (les oueds) sont extrêmement irréguliers.

 Quelle est l'Importance sur le plan économique des fleuves et lacs en Afrique ?

Bien qu'ils ne soient navigables que par endroits, les fleuves africains ont une importance socio-économique certaine.

En effet, ils sont généralement porteurs d'un énorme potentiel hydroélectrique (barrages d'Assouam, de Cabora bassa, Poubara…) qui, exploité, permet d’alimenter de nombreuses régions en électricité et en eau potable. Par ailleurs, ils favorisent les échanges et/ou communications entre peuples côtiers (transport des biens et des personnes), nourrissent ces derniers à travers la pêche.

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